LA CGT SAINT GOBAIN BATIMENT C EST :

Bienvenue dans le blog des syndicats d'entreprise CGT SAINT-GOBAIN DISTRIBUTION qui regroupe les enseignes suivantes :

POINT P, distribution négoces généralistes et services aux entreprises de Travaux Publics
LAPEYRE, réseau de distribution destiné aux particuliers et aux professionnels
DSC CEDEO, enseigne spécialisée en sanitaire, chauffage et climatisation
Envie de salle de bain, enseigne grand public spécialiste de la salle de bains
CDL Elec, enseigne spécialisée en matériel électrique, chauffage, éclairage, domotique
ASTURIENNE, enseigne spécialisée dans la distribution de produits de couverture
PUM PLASTIQUE, distribution de produits et solutions plastiques
SFIC, enseigne spécialisée dans l’aménagement intérieur
La Plate Forme du Bâtiment, enseigne exclusivement aux professionnels, toutes spécialités
DISPANO, distribution de bois, panneaux, menuiseries
DECOCERAM, enseigne spécialisée dans le carrelage

Le temps de la mobilisation et des propositions d'amélioration de nos conditions de travail et de rémunération est venue
Ce n'est que tous ensemble que nous y arriverons !
La C.G.T est le syndicat qui défendra vos intérêts et vos revendications sans craindre la direction.
Les seules batailles perdues d'avance sont celles que l'on ne mènent pas !

Le syndicalisme fait partie du patrimoine vivant de l’humanité et de la démocratie. Fait social devenu universel, il a d’abord émergé en Europe avec la révolution industrielle, et y est resté depuis profondément enraciné.

L’histoire plus que séculaire de la CGT s’inscrit dans cet ensemble. Née de la volonté des salariés de s’organiser collectivement et durablement pour défendre leurs intérêts face à l’oppression et à l’exploitation, pour conquérir des droits et les faire valoir, pour imaginer un monde plus juste et proposer des voies pour y parvenir, sont le coeur de son action syndicale.

Bâtie selon deux dimensions professionnelles et géographiques, la CGT s’est forgée et constituée au fil de l’histoire autour d’une conception de solidarité entre les salariés qui combine l’ancrage à l’entreprise et à son environnement territorial.

« Une étrange folie possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste. Cette folie traîne à sa suite des misères individuelles et sociales qui, depuis deux siècles, torturent la triste humanité. Cette folie est l'amour du travail, la passion moribonde du travail, poussée jusqu'à l'épuisement des forces vitales de l'individu et de sa progéniture... »
(Paul Lafargue)

samedi 20 juin 2026

Une transaction à 1,5 milliard d'euros: le géant français Saint-Gobain vend ses activités de distribution de produits sanitaires et de chauffage en Scandinavie au finlandais Kesko

Saint-Gobain a conclu un accord définitif pour céder au finlandais Kesko ses activités nordiques de distribution en plomberie, sanitaire et chauffage pour 1,5 milliard d’euros, dans le cadre de sa stratégie d’optimisation de portefeuille.

Le groupe français Saint-Gobain a annoncé lundi la signature d'un accord "définitif" pour la vente au groupe finlandais Kesko de ses activités de distribution de matériel de plomberie, d'équipements sanitaires et de chauffage en Suède, Norvège et au Danemark, pour un montant de 1,5 milliard d'euros.

Ces activités, "principalement sous la marque Dahl" que Saint-Gobain, spécialiste des matériaux de construction, avait acquise en 2004, ont dégagé un chiffre d'affaires d'environ 2 milliards d'euros en 2025, avec 2.700 employés et 190 points de vente, a précisé Saint-Gobain dans un communiqué.

"Cette transaction importante s’inscrit pleinement dans notre stratégie visant à optimiser en permanence – par nos investissements, nos acquisitions et nos cessions – le profil d’activité de Saint-Gobain", a indiqué Benoit Bazin, le PDG de Saint-Gobain.

L'entreprise française, fondée en 1665 par Colbert sous le nom de Manufacture royale des glaces, a déclaré 46,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires l'an passé. Elle emploie 162.000 salariés et est présente dans 80 pays. Ses ventes ont reculé de 4,9% à 11,14 milliards d'euros au premier trimestre 2026, pénalisées par l'euro fort et par des conditions météorologiques extrêmes en début d'année en Europe et en Amérique du Nord.

Le groupe anticipe toutefois une amélioration progressive de son activité en Europe, une "poursuite du repli du marché au premier semestre" en 2026 en Amérique du Nord, et une croissance dans le reste du monde, "tirée notamment par l'Inde, l'Asie du Sud-Est et le Mexique".

vendredi 12 juin 2026

Saint-Gobain cède son activité de distribution au Brésil et son activité de distribution de carrelage dans les pays nordiques

Saint-Gobain a signé un accord définitif avec Tauá Partners pour vendre Telhanorte, sa chaîne de distribution de matériaux de construction au Brésil. Après la cession de Tumelero en décembre 2025, cette opération marque la fin des activités de distribution de Saint-Gobain au Brésil. 

Telhanorte exploite actuellement 27 magasins et un centre logistique, principalement dans l'État de São Paulo. L'entreprise emploie environ 1 650 personnes et a réalisé un chiffre d'affaires d'environ 180 millions d'euros en 2025.

La conclusion de la transaction est prévue d'ici la fin du premier semestre 2026. Cette vente s'inscrit dans la stratégie de Saint-Gobain visant à renforcer son profil conformément aux objectifs de son plan "Lead & Grow".


Saint-Gobain annonce avoir signé un accord le 22 mai 2026 avec le groupe Ecco - société de capital-risque et fonds d'investissement - pour la cession de son activité de distribution de carrelage dans les pays nordiques. 

Avec un chiffre d'affaires d'environ 100 millions d'euros en 2025, 270 employés et 32 points de vente, l'activité cédée est un distributeur de premier plan de carrelage et de mobilier de salle de bain dans les pays nordiques, présent dans deux pays avec Konradssons Kakel AB et Kakelspecialisten AB en Suède et Flisekompaniet AS en Norvège.



jeudi 14 mai 2026

IA : la révolution qui va détruire des millions d'emplois en France d'ici 2030

L'Intelligence Artificielle Générale n'est plus une fiction de laboratoire. Plusieurs des plus grands noms de la tech affirment qu'elle est déjà là, ou qu'elle arrive dans les mois qui viennent. Et une étude française vient de chiffrer ce que ça signifie concrètement : cinq millions d'emplois menacés en France d'ici cinq ans. Cols blancs, ingénieurs, juristes, graphistes, développeurs : personne ou presque n'est épargné. C'est peut-être le bouleversement le plus profond depuis la révolution industrielle. Et ça commence maintenant.

Vous vous souvenez de l'arrivée d'internet ? Au début, c'était un outil pour quelques geeks. Puis, en quelques années, ça a tout changé : la façon dont on s'informe, dont on consomme, dont on travaille, dont on se parle. Ce qui arrive avec l'intelligence artificielle, c'est la même chose. En plus rapide. En plus massif. Et en plus profond.

Ce n'est pas une promesse de chercheurs en blouse blanche. Ce sont des chiffres concrets, des témoignages de travailleurs qui vivent déjà cette transformation, et des alertes venues des plus hauts niveaux de la tech mondiale.

Une machine qui sait tout faire : pourquoi c'est différent de tout ce qu'on a connu ?

Jusqu'ici, une intelligence artificielle était comme un très bon outil spécialisé. Un algorithme pour recommander des films, un autre pour détecter des fraudes bancaires, un autre pour jouer aux échecs. Chacun dans son couloir, chacun inutile en dehors de sa tâche.

Ce qui est en train d'arriver, c'est différent. On parle désormais d'une IA capable de faire à peu près tout ce qu'un humain peut faire intellectuellement : rédiger un rapport, diagnostiquer une maladie, plaider un dossier juridique, écrire du code informatique, enseigner, traduire, concevoir. Le tout avec un niveau d'expertise équivalent ou supérieur à celui d'un professionnel humain, et des milliers de fois plus vite.

Les chercheurs appellent ça l'Intelligence Artificielle Générale, ou IAG (AGI en anglais). Et plusieurs grandes voix affirment aujourd'hui qu'on y est, ou qu'on en est très proches. Le 24 mars 2026, Jensen Huang, le patron de Nvidia, l'entreprise qui fabrique les puces qui font tourner toute l'IA mondiale, l'a dit clairement lors d'un podcast : "nous avons atteint l'IAG". Mark Gubrud, le chercheur qui a inventé ce terme en 1997, lui a donné raison sur les réseaux sociaux.

Tout le monde n'est pas d'accord. D'autres experts situent ce moment entre 2027 et 2028. Mais cette dispute sur la date exacte ne change pas grand-chose à ce qui compte vraiment : les effets concrets sont déjà là, maintenant, dans les entreprises françaises.

Un emploi sur six menacé en France d'ici cinq ans

C'est le chiffre central d'une étude publiée en mars 2026 par la Coface, un grand organisme d'assurance économique, en collaboration avec l'Observatoire des emplois menacés et émergents. Leur conclusion : près de cinq millions d'emplois en France sont menacés d'ici deux à cinq ans à cause de l'IA. Un emploi sur six.

Mais attention : ce ne sont pas les emplois qu'on aurait imaginés. L'IA ne s'attaque pas aux maçons, aux agriculteurs ou aux cuisiniers. Ces métiers restent relativement protégés. Ce sont les cols blancs qui sont dans le viseur : les informaticiens, les ingénieurs, les juristes, les comptables, les traducteurs, les graphistes, les communicants. Tous ceux dont le travail consiste à manipuler de l'information, à rédiger, à analyser, à coder.

Dans l'informatique, près d'un emploi sur trois pourrait disparaître. Dans l'architecture et l'ingénierie, plus d'un sur quatre. Dans les métiers juridiques, plus d'un sur cinq. Et même dans les arts, le design et les médias, le niveau d'exposition dépasse les 23 %.

Ce qui rend cette vague particulièrement inédite, c'est qu'elle frappe en haut de l'échelle. Les révolutions technologiques précédentes avaient surtout détruit des emplois peu qualifiés. Internet et la robotisation avaient épargné, voire favorisé, les plus diplômés. Là, c'est l'inverse : selon l'étude Coface, les 10 % des Français les mieux payés sont exposés à hauteur de 22 %.

Des vies qui changent déjà aujourd'hui

Ces chiffres ne sont pas abstraits. Derrière, il y a des histoires vraies. Une traductrice indépendante a vu son chiffre d'affaires baisser d'un tiers entre 2023 et 2025. Ses clients ne lui confient plus de textes entiers à traduire : ils lui demandent de corriger ce que l'IA a déjà produit, pour un tarif bien inférieur. Une graphiste spécialisée dans la communication d'entreprise témoignait fin 2025 avoir perdu ses clients en l'espace d'une année, depuis que ChatGPT leur permet de créer eux-mêmes leurs contenus en quelques minutes. Un avocat reconnaît que l'IA remplace désormais le travail qu'un stagiaire aurait fait, et s'interroge sur ce que cela signifie pour la formation des jeunes juristes.

Du côté des entreprises, le mouvement est déjà enclenché. Le patron d'une start-up française de commerce en ligne a annoncé avoir arrêté de recruter des développeurs : les outils d'IA lui permettent de faire autant avec les équipes en place. En octobre 2025 aux États-Unis, plus de 30 000 licenciements ont été officiellement justifiés par le recours à l'IA en un seul mois.

Pour les étudiants en informatique qui cherchent des stages ou des alternances, le marché se resserre. Les petites tâches sur lesquelles on apprenait le métier sont précisément celles que l'IA fait le mieux et le plus vite.

Une révolution aussi grande que l'imprimerie ou la machine à vapeur

Pour comprendre le tsunami qui arrive, il faut remonter bien loin dans l'histoire. Quand Gutenberg a inventé l'imprimerie au XVème siècle, il a rendu le savoir accessible à des millions de gens qui n'y avaient pas accès. Il a bouleversé l'Église, la politique, l'éducation, le commerce. Des métiers entiers ont disparu. D'autres sont apparus. La société a mis un siècle à s'adapter.

Quand la machine à vapeur a déclenché la révolution industrielle au XVIIIème siècle, elle a vidé les campagnes, rempli les villes, transformé le travail, créé la classe ouvrière et inventé le capitalisme moderne. Des dizaines de métiers ont été balayés. Des millions de vies bouleversées.

L'IA, c'est la même chose. Sauf que la vitesse est sans commune mesure. L'invention de Gutenberg a mis des décennies à se diffuser. L'IA générative a conquis 100 millions d'utilisateurs en deux mois. Ce qui prenait des siècles prend désormais des années, parfois quelques mois.

L'économiste Axelle Arquié, qui a coordonné l'étude Coface, fait une comparaison plus récente mais tout aussi parlante : la désindustrialisation des années 1980. En quelques années, les usines françaises se sont vidées. Des régions entières ont été sinistrées. La transition a laissé des générations sur le carreau. Elle prévient qu'un choc de même ampleur pourrait toucher cette fois les bureaux, les cabinets, les agences, les services.

Ce que ça peut changer en bien, aussi

L'honnêteté commande de dire que cette révolution n'apporte pas que des menaces. Elle ouvre aussi des possibilités énormes.

Dans les hôpitaux, où près de la moitié des emplois sont aujourd'hui des postes administratifs, l'IA pourrait libérer du temps et de l'argent au profit des soins. Elle pourrait accélérer la recherche médicale, permettre des diagnostics plus rapides et plus précis, accompagner les personnes âgées.

Dans l'éducation, elle pourrait offrir à chaque élève un accompagnement personnalisé, adapté à son rythme et à ses difficultés, sans que cela dépende du code postal de ses parents ou de leur capacité à payer des cours particuliers.

Pour ceux qui ont su s'en emparer, l'IA est déjà un multiplicateur de productivité spectaculaire. Certains développeurs estiment travailler deux à trois fois plus vite qu'avant. Des médecins, des avocats, des chercheurs témoignent gagner des heures chaque semaine sur des tâches fastidieuses.

Le vrai enjeu, c'est de savoir qui profitera de ces gains. Stephen Hawking l'avait dit simplement : "si les richesses créées par les machines sont redistribuées, tout le monde peut en bénéficier. Si elles restent dans les mains de ceux qui possèdent les machines, la majorité des gens s'appauvrira".

Ce qu'on attend des politiques, et vite

Face à l'ampleur du défi, des chercheurs et des économistes tirent le signal d'alarme : les responsables politiques doivent se saisir du sujet maintenant, pas dans cinq ans quand le choc sera déjà là.

L'étude Coface soulève un point concret et peu discuté : en supprimant des emplois bien rémunérés, l'IA va réduire les cotisations sociales perçues par l'État, tout en augmentant le nombre de demandeurs d'emploi à indemniser. Un effet de ciseau budgétaire qui pourrait fragiliser toute notre protection sociale au moment où elle serait le plus nécessaire.

Le gouvernement français a lancé en 2025 un plan de formation à l'IA pour 15 millions de professionnels d'ici 2030. C'est un début, mais les chercheurs insistent : former les gens à utiliser un outil ne suffit pas. Il faut aussi décider collectivement, avec les syndicats et les représentants des travailleurs, comment les gains de productivité vont être partagés, et qui va accompagner ceux que la transition laissera de côté.

Car même dans le meilleur des scénarios, celui où de nouveaux emplois émergent pour remplacer ceux qui disparaissent, la transition ne se fera pas sans peine. C'est ce la désindustrialisation nous a appris : même quand l'économie s'en sort, il y a toujours des gens qui n'y survivent pas professionnellement.

Ce que vous pouvez faire, dès maintenant, pour anticipe

Sans attendre que les politiques agissent, il est possible de se préparer. Les métiers qui résistent le mieux à l'IA sont ceux qui combinent des compétences techniques avec du relationnel, du jugement humain, de la créativité non reproductible ou une présence physique indispensable. Apprendre à utiliser l'IA comme un outil, plutôt que de l'ignorer, est probablement la meilleure protection à court terme.

Ce qui est certain, c'est qu'attendre de voir n'est plus une option raisonnable. La transformation est là. Elle s'accélère. Et elle ne demande pas la permission.

The Vox